Il y a quelques semaines, j’ai décidé de voir jusqu’où je pouvais pousser Claude Design sur un vrai projet.
Au début, je pensais passer quelques heures à tester les fonctionnalités, créer une page d’atterrissage vite fait, et passer à autre chose.
Ce n’est pas ce qui s’est passé.
Au lieu de ça, j’ai fini par créer une marque entière de zéro.
- Logo
- Identité de marque
- Page d’atterrissage
- Pitch deck
- Prototype d’application mobile
- Supports marketing
Ce qui m’a le plus surpris, ce n’était pas la qualité.
C’était la rapidité avec laquelle les coûts ont commencé à s’accumuler quand j’utilisais l’outil de la mauvaise façon.
Après plusieurs jours de tests, de reconstructions et d’expérimentations avec différents workflows, je me suis rendu compte que la plupart des gens gaspillent énormément d’utilisation avant de découvrir ce dans quoi Claude Design excelle vraiment.
https://x.com/claudeai/status/2045156267690213649
Donc dans cet article, je vais vous détailler le processus exact que j’ai suivi, les erreurs qui m’ont coûté le plus de temps, et le workflow que je recommanderais si vous commencez aujourd’hui.
Ce qu’est vraiment Claude Design
La plupart des gens entendent ce nom et supposent qu’il s’agit d’un autre générateur d’images IA.

Ce n’est pas vraiment exact.
Claude Design ressemble plus à un environnement de production visuelle qu’à un outil de design traditionnel.
Vous décrivez ce que vous voulez en langage naturel, et il crée des éléments visuels complets autour de cette demande.
- Pages d’atterrissage
- Présentations
- Maquettes de produits
- Systèmes de marque
- Interfaces mobiles
- Créations marketing
- Même du contenu animé
Ce qui est intéressant, c’est que Claude ne se contente pas de générer un résultat et de s’arrêter là.
Il évalue en continu ce qu’il crée, vérifie les incohérences et corrige souvent les problèmes avant même que vous les remarquiez.
Cette boucle de rétroaction est l’une des principales raisons pour lesquelles les résultats finaux sont bien plus soignés que la plupart des designs générés par IA.
La plus grosse erreur que j’ai faite
Au début, j’ai traité Claude Design comme un outil de brainstorming.
C’était coûteux.
J’ouvrais un nouveau projet, je demandais des idées, je changeais de direction en cours de route, je régénérais des mises en page et j’expérimentais avec des concepts complètement différents.
Le résultat était prévisible.
J’ai dépensé énormément d’utilisation à générer du travail qui n’a jamais été intégré au produit final.
À force, j’ai réalisé quelque chose d’important.
Claude Design donne le meilleur de lui-même quand la réflexion est déjà faite.
Aujourd’hui, mon workflow est complètement différent.
Je fais un brainstorming en dehors de Claude Design
Je définis le positionnement
Je définis le public cible
Je choisis la direction visuelle
Je choisis les couleurs
Ce n’est qu’après avoir tout documenté que je passe à la phase de conception.
La différence d’efficacité est énorme.
Construire le design system en premier
S’il y a une leçon à retenir, commencez par un design system :
- Pas une page d’atterrissage
- Pas une présentation
- Pas une maquette d’application

Un bon design system devient la base de tout le reste.
- Couleurs
- Typographie
- Espacement
- Boutons
- Cartes
- Champs de saisie
- Icônes
- Comportement des composants
- Hiérarchie visuelle

Une fois ces décisions prises, chaque élément futur devient plus facile à créer.
Pour mon projet, j’ai fourni à Claude Design un brief de marque simple contenant la mission, le public cible, les références visuelles, les préférences de couleurs et l’orientation stylistique générale.
La première version n’était pas parfaite.
Certains éléments semblaient incohérents.
Quelques composants donnaient une impression un peu hors-marque.
Mais après quelques échanges de feedback, le système est devenu étonnamment solide.
À partir de ce moment, tout ce que j’ai créé partageait le même langage visuel.
C’est là que la vraie valeur a commencé à apparaître.
Mon workflow de création de marque
Une fois le design system terminé, j’ai suivi le même processus pour chaque élément.
Étape 1 : Créer les fondations de la marque
Avant de concevoir quoi que ce soit, j’ai rédigé un document détaillé expliquant :
- À qui s’adressait le produit
- Quel problème il résolvait
- Quelles sensations il devait procurer
- Quel type de public il devait attirer
Ce document est devenu la source de vérité pour toutes les décisions futures.

Étape 2 : Générer le design system
En utilisant le brief de marque, Claude Design a créé le cadre visuel.
- Hiérarchie typographique
- Couleurs primaires et secondaires
- Composants
- Règles d’espacement
- Schémas d’interaction
- Tout partait de là

Étape 3 : Construire le pitch deck
Avec le design system déjà en place, créer une présentation est devenu beaucoup plus simple.
Au lieu de concevoir chaque diapositive individuellement, je me suis simplement concentré sur l’histoire.
La cohérence visuelle était déjà gérée.
Le résultat final avait l’air nettement plus professionnel que tout ce que j’aurais pu assembler manuellement dans le même laps de temps.

Étape 4 : Créer la page d’atterrissage
La page d’atterrissage est l’endroit où tout a commencé à s’assembler.
- Section hero
- Détails des fonctionnalités
- Tableaux comparatifs
- Témoignages
- Appels à l’action
Comme le langage visuel existait déjà, la page a paru cohérente presque immédiatement.
Au lieu de concevoir de zéro, j’assemblais des pièces issues d’un système existant.

Étape 5 : Créer les écrans mobiles
Ensuite est venue l’expérience mobile.
Au lieu de créer d’abord des wireframes, je suis directement passé à des écrans de plus haute fidélité.
Cela m’a fait gagner un temps surprenant.
Le design system contenait déjà la plupart des éléments de base nécessaires à l’interface.

Étape 6 : Créer les supports marketing
Enfin, j’ai utilisé le même cadre de marque pour générer des supports promotionnels.
- Graphiques pour les réseaux sociaux
- Visuels produits
- Supports de lancement
- Graphiques de présentation
Tout correspondait parce que tout provenait de la même source.
Cette cohérence est difficile à obtenir quand on saute entre plusieurs outils et workflows déconnectés.

Le superpouvoir caché
La plupart des gens interagissent avec Claude Design uniquement via des prompts.
C’est en fait l’une des méthodes les plus lentes.
Le véritable avantage vient des petites modifications faites directement dans le projet.
- Changer du texte
- Ajuster l’espacement
- Affiner les mises en page
- Mettre à jour les couleurs
Faire des améliorations ciblées plutôt que de regénérer des sections entières.
Chaque génération inutile coûte du temps et de l’utilisation.
Chaque modification directe économise les deux.
Avec le temps, ces petites économies deviennent significatives.
Comment économiser des crédits
Après avoir dépensé bien plus que prévu, j’ai fini par développer un ensemble de règles simples.
- Brainstormer en dehors de Claude Design
- Créer un brief détaillé avant de générer quoi que ce soit
- Utiliser des références quand c’est possible
- Décrire exactement ce que vous voulez
- Décrire ce que vous ne voulez pas
Évitez de faire plusieurs demandes importantes dans un seul prompt.
Examinez les résultats tôt plutôt que de laisser de longues générations se poursuivre sans contrôle.
Plus important encore, prenez des décisions avant d’ouvrir le projet.
L’indécision est l’un des moyens les plus rapides de brûler son utilisation.
Publier le produit final
Créer des designs n’est que la moitié du processus.
Tôt ou tard, tout doit être mis en ligne.
Après avoir finalisé les éléments visuels, je les ai transférés en développement et déploiement.
C’est là que le design system est devenu encore plus précieux.
Au lieu de livrer des dizaines de fichiers déconnectés, j’avais un langage visuel unifié qui pouvait être appliqué de manière cohérente sur l’ensemble du produit final.
La transition du concept au site web en ligne a été bien plus fluide que je ne l’avais imaginé.
Dernières réflexions
Claude Design n’a pas remplacé les designers.
Il n’a pas magiquement éliminé le travail créatif.
Ce qu’il a fait, c’est réduire considérablement la distance entre une idée et un produit fini.
Le workflow qui a le mieux fonctionné pour moi était étonnamment simple.
- Planifier d’abord
- Concevoir ensuite
- Construire enfin
Les personnes qui tirent le meilleur parti de Claude Design ne le traitent pas comme un chatbot.
Elles le traitent comme un outil spécialisé avec un rôle précis dans un processus créatif plus large.
Une fois que j’ai commencé à l’aborder de cette façon, tout est devenu plus rapide, moins cher et bien plus cohérent.
Et c’est à ce moment-là que j’ai enfin compris pourquoi tant de gens sont enthousiastes à son sujet.
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